Cet article dédié à la gestion des éléments non-cliquables vient en prolongement de notre article d’hier intitulé “Ergonomie web : la gestion des liens cliquables” (en même temps vous allez me dire “ça parait logique !”).
En effet, s’il l’on s’intéresse à la gestion des liens cliquables, il est important dans le même temps de se pencher sur la gestion des liens non-cliquables. On entend par “gestion des liens non-cliquables” la réflexion autour de la mise en avant d’éléments textes “simples”.
Exemple : mettre en valeur un élément de votre contenu texte en couleur et souligné serait une grave erreur puisqu’il serait immédiatement perçu comme un élément cliquable. Cette confusion ne serait que le fait des conventions web actuellement en vigueur et de l’expérience utilisateur acquise par la plupart des internautes.
Dans l’exemple que nous vous présentons ci-dessus, la mise en page choisie incite au clic hors le texte n’est pas un lien hypertexte. Vous prenez donc le risque de frustrer vos internautes et placer vos utilisateurs dans l’incompréhension.
Nous allons donc essayer par le biais de cet article de définir les règles à appliquer pour la mise en avant d’éléments de textes “simples”, dans le respect des règles d’utilisabilité et d’ergonomie.
Risques liés à une mauvaise mise en valeur de texte
Une mauvaise mise en valeur de texte ou un mauvais choix de style graphique n’est finalement pas si grave… C’est du moins ce que l’on pourrait croire. Quels sont vraiment les risques d’une mauvaise gestion des éléments non-cliquables ?
En réalité cela peut être lourd de conséquence si l’internaute s’attend a être redirigé sur une autre page ou s’il pense que son clic va entrainer une action spécifique. A mon niveau, j’identifie 3 risques majeures :
- L’internaute va cliquer, peut-être plusieurs fois et, si rien ne se passe, il va penser que le site ne fonctionne pas, qu’il y a un souci technique. Cette situation est finalement la moins problématique car, même si l’internaute quitte le site, il reviendra peut être à l’occasion.
- L’internaute clique et il ne comprend pas pourquoi il ne se passe rien. “Pffff… ça marche pas… pffff… Internet ça marche jamais !!! bon je vais essayer ailleurs…”. Dans ce cas de figure, vous perdez la visite et il y a de fortes chances pour que l’internaute ne revienne pas… vous venez de l’agacer, de lui faire perdre son temps, de le faire se questionner sur sa façon de naviguer… et s’il trouve un autre site qui aura su répondre facilement à ses attentes… alors il y a des chances pour que cet utilisateur soit définitivement perdue.
- L’internaute clique et rien ne se passe. Cette fois vous avez à faire à un internaute averti et il détecte que l’élément n’est pas un lien (en se rendant compte que le pointeur ne se modifie pas au survol, que la barre d’état n’affiche aucun lien…). L’internaute en conclu donc que le site ne dispose pas de l’information qu’il recherche (sinon un lien hypertexte aurait été mis en place !) et le quitte. Votre site n’ayant pas répondu aux attentes de l’utilisateur, vous l’avez perdu…
Règles & conventions pour la mise en valeur des liens
Afin de différencier les éléments cliquables des éléments textes que l’on souhaite mettre en avant, il est conseillé d’appliquer l’une des règles suivantes :
- Mettre le texte en italique
- Employer du gras
- Modifier la taille de la police
ou éventuellement cumuler ces règles entre elles.
En utilisant l’un de ces 3 principes de mise en avant (ou les 3 mais dans le respect d’une cohérence graphique), vous créerez moins d’interférences avec les conventions habituellement utilisées pour le repérage des liens cliquables. Vos utilisateurs n’en seront que plus satisfaits.



